Train-train équatorien
Bonjour vous tous , merci pour ces messages d;amour et d;encouragement, cela me fait chaud au coeur.
Je m;aperçois que j;adapte mon pas à celui des gens d;ici. Je marche plus lentement, je m;essaie au calme et à la patience. Ici, c;est remarquable comme les gens peuvent être patients parfois. Cela fait déjà 2 fois que je vais travailler à la garderie et je suis renversée de voir la patience des enfants et leur calme. Il n;y a pas d;agitation comme chez nous dans la garderie. C;est différent. Par exemple, il y a eu une activité qui consistait à faire pratiquer les enfants pour le salut au drapeau car mercredi était la journée du drapeau. Hé bien, 10 enfants de 2 ans et demi à 4 ans et demi pratiquaient en rang pendant que au moins 30 autres attendaient assis sur des chaises et regardaient les enfants pratiquer. Et cela sans chamaillerie, tout simplement assis , en bougeant très peu, pendant 45 minutes! Vraiment étonnant.
L;activité d;aide aux devoirs a pris son envol et attire de plus en plus d;enfants. Cela faisait 3 ans qu;il n;y en avait pas eu. La semaine prochaine , nous devrons refuser des enfants et intégrer des règles de fonctionnement à notre activité. Ce qui m;est le plus difficile, c;est avant de partir pour l;activité, la journée et la nuit précédentes. Cela m;est un effort de quitter la maison. J;ai ressenti cette difficulté de façon plus intense cette semaine. Je me serais bien vue à la maison , dans le confort de ce que je connais, avec les gens que je connais, avec mes habitudes de vie tellement sécurisantes. Chaque jour qui passe me demande de faire un pas de plus ... peu importe l;activité ou les personnes que je côtoie, il me semble être en continuelle adaptation. Je me sens un peu essouflée.
Heureusement pour moi, cette fin de semaine me réserve des activités qui sauront certainement amener de la fantaisie dans ma vie équatorienne: samedi avant-midi, nous allons dans un centre de femmes participer à la confection de marmelades destinées au marché. Je suis convaincue à l;avance que ce sera une expérience formidable. Mon défi le plus grand sera de chercher rapidement mes mots dans ma tête et dans mon dictionnaire afin de me faire comprendre et surtout de bien comprendre. Dimanche, départ très tôt et visite d;une "finca" qui est une grande ferme de cultures de bananiers, papayers, cacaoyers. On fera un pique-nique avec Ramona, Eddy et leurs deux fillettes Saskia et Madelina près d;une rivière dans laquelle on pourra se baigner. J;ai vraiment hâte.
Alors, voilà pour aujourd;hui. Je vous dis simplement à la proxima semaña.
Affections, Jocelyne
Libellés : le 28 septembre 2007, vendredi
